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numéro 10 | 2011
GR2013 : PENSER AVEC LES PIEDS


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Dalila Ladjal (collectif SAFI) à la friche de la Mirabilis à Marseille.

 

Mirabilis, la ville de demain
Promenade et entretien avec Dalila Ladjal, du collectif SAFI (Marseille)

 

Dalila Ladjal et Stéphane Brisset ont fondé SAFI au début des années 2000. Originaires de la région parisienne, ils ont sensiblement infléchi leur pratique artistique au contact de Marseille. Au départ scénographes et plasticiens, ils ont quitté l'atelier et investi l'espace urbain marseillais, fascinés par la ville et en particulier par "les points de friction entre le végétal et le bâti".

Cuisine à partir de plantes sauvages cueillies en milieu urbain; création d'un jardin collectif dans les quartiers Nord : depuis une petite dizaine d'années, SAFI développe des projets artistiques collectifs atypiques, qui poussent dans l'espace public comme des herbes folles.

A Marseille, SAFI fait partie des acteurs qui établissent Marseille en laboratoire culturel où depuis quelques années, se renouvelle en profondeur la relation ville/nature.

Par un bel après-midi d'automne, Dalila Ladjal nous a emmenés en promenade dans l'un de ses lieux de prédilection, un îlot de nature sauvage en lisière des quartiers Nord: la friche de la Mirabilis (14e arrondissement, Sainte-Marthe).

 

 


 

PROMENADE

Le récit que Dalila retrace de cet ancien espace bastidaire, devenu sauvage, et actuellement en cours de construction, est interrompu des descriptions des plantes que nous croisons en nous promenant. Nous avons marqué en italiques ces interludes botaniques.

Tu vois, depuis quelques mois, on entre à la Mirabilis par ce grand chemin terrassé, qui sera bientôt une route. Un beau matin, on a vu apparaître dans la friche cette grande route en croix, qui découpe l’espace vert au couteau. En contrebas, devant les immeubles sortis de terre, il reste 6 arbres côte à côte, ils ont gardé quelques îlots symboliques. Mais il suffit de sauter le talus, et nous voilà dans la friche.

… Ici, il y a une grande variété d’espèces sauvage un dernier refuge pour les plantes qui ne sont ailleurs pas désirées. Beaucoup sont comestibles. Tu sens les odeurs que soulèvent nos pas ? Regarde, sur quelques mètres seulement, tout ce qu’on trouve : roquette, mauve, armoise, Chénopode blanc (épinard), fenouil…

Nous sommes sur un ancien terrain bastidaire – une maison de maître, une ferme, des champs dont s’occupait un fermier, des vergers, et des du terrain pour la chasse, un jardin exotique… Chaque type de jardin fait référence à une activité. Il témoigne d’une histoire, d’une relation que des gens avaient avec leur environnement immédiat. Plus tard, avec l’arrivée du canal de Marseille on verra apparaître tout un travail sur la célébration de l’eau : bassins, fontaines en rocaille… Le ruisseau de Plombières passe juste en bas, on va le traverser.

… Chicorée, menthe sauvage – tiens, sens.
… Ces quantités de papillons blancs sont des piérides du chou. Ils sont attirés par les crucifères.
… Concombre d’âne (attention, ils explosent quand on les touche, pour disséminer les graines)… une variété d’oseille qu’on appelle la patience violon, à cause de la forme des feuilles…

 


L'un des trois chênes blancs de la Mirabilis.

 

Les bastides ont souvent été rachetées au cours du 20e siècle, par les fermiers qui s’en occupaient, l’arrivée du canal de Marseille ayant rendu possible le développement du maraîchage et de la pâture.  Mais, petit à petit, l’activité agricole locale à fait place à de l’importation, et les agriculteurs ont cesser leur activité. Les terrains ont étés vendus, morcelés, ou préemptés par la ville de Marseille en vue de la construction de la future L2 et du développement urbain.

… Voilà les bosquets : laurier, viburnum, pruniers, frênes, et un noisetier…
… les bords du ruisseau invite la prêle
…Et nous voilà au trois magnifiques chênes blancs. Majestueux, ils ont au moins 350 ans.

La Mirabilis a été préemptée par la ville de Marseille, dans les années 1930, dans la perspective de faire passer la voie de contournement autoroutière L2, préconisée par l’urbaniste Jacques Greber. Comme on a peu à peu compris que la création de cette voie prendrait plus de temps que prévu, la ville a fini par revendre cette portion à un promoteur, dans les années 1980, qui a construit une barre d’immeubles. Mais pour des raisons juridiques, je ne sais quel vice de forme, la barre, quasiment construite, n’a jamais été livrée. Elle est restée comme ça, en l’état, jusqu’à sa destruction il y a 4 ou 5 ans…

 


La barre d'immeubles vide de la Mirabilis, avant destruction (début années 2000).
Photo Geoffroy Mathieu

 

Durant ces nombreuses années, en attente d’affectation, la Mirabilis s’est transformée en friche. De son passée bastidaire, elle a gardé des arbres étonnants ; et grâce à sa typologie, elle invite une incroyable diversité botanique : plantes de bords d’eau, de garrigues, de forêt, de prairie… elle devenait petit à petit un terrain exceptionnel d’observation et de glanage…

Au-delà de ce grillage, c’est la ferme pédagogique, une ancienne bastide dont la ferme est toujours en activité, la fermière élève des chèvre en pleine ville et fait un des meilleurs fromage de Marseille, c’est un bel exemple de conservation patrimoniale : des activités pédagogiques et agricoles ouvertes au public… mais il doivent se battre régulièrement, car les projets de développement tendent à empiéter sur ce terrain.

… ici, des troènes, dont on se sert pour nos tressages…

La friche de la Mirabilis est pour moi un lieu d’émerveillement, de curiosité, de questionnement, un réservoir d’inspiration. Un bout de nature en pleine ville, un petit ruisseau, de grands arbres… Elle interroge notre relation à « la nature » depuis la ville, et nous renvoit aux questions du développement.  On vit parfois dans un drôle d’univers mental, un monde où au supermarché, la matière première s’efface – on ne voit plus le blé et le paysan qu’il y a derrière les pâtes, le riz qu’il y a derrière les Krispies… la vie qu’il y a derrière les « produits ».

Dans des endroits comme la Mirabilis, je vois le génie végétal à l’œuvre, et je me remets en contact avec les trésors d’imagination dont les humains font preuve, depuis des millénaires, pour assurer leurs subsistances. J’aime le génie de la nécessité.

Toutes ces observations, nourrissent mon rapport au monde. Je vois dans ces petites choses les parties d’un tout qui s’emboîtent et qui sont interdépendants.  Pour moi, ces bouts de nature dans la ville sont des espaces vitaux. Parfois on les enlève, parce qu’on ne sait plus à quoi ils servent, exactement comme à une époque on enlevait les amygdales. Pourtant se sont des lieux de connections à l’univers. La Mirabilis est un lieu pour rêver le monde, c’est important.

 

 

… dans cette friche, tu oublies rarement que tu es dans un ancien jardin – regarde les arbres de Judée ont été plantés à coté des oliviers, c’est pour attirer la mouche qui parasite les olives et assurer une meilleur récolte.

… Ca, ce sont des amarantes, c’est une plante extrêmement riche en protéine, une bombe nutritionnelle voilà une plante d’avenir ! Elle pousse sur des sols pauvres, demande peu d’eau, et produits une grande quantité de nutriments de qualité. Je m’en sers pour faire des bricks (les feuilles pour la farce, les graines sur les feuilles de brick).

En 2000, dans le cadre de la révision du plan d’occupation des sols, les terrains préemptés par la ville ont changés d’affectation. Grâce à la mobilisation des habitants, d’association locales, soutenues par l’association Arènes, 150 ha de terrain ont étés réservés à une Zone d’Aménagement concerté (ZAC). Le projet est de faire un «éco-quartier».  Ici nous sommes dans l’îlot Mirabilis. Ces immeubles s’appellent « les chorophyles », c’est La nouvelle sensation verte à Marseille…  La ZAC comporte deux autres îlots pas très loin, « Cœur de Bessons », et « Cœur de Santa Cruz ». En tout, des centaines ou des milliers de logements, des écoles, des commerces, des routes… c’est tout un bout de ville qui s’installe ici.

En fait, chaque promoteur a fait son opération immobilière et l’«éco-quartier», finalement, ce ne sont que des normes de construction : isolation, chauffage, rétention d’eau...

Le caractère exceptionnel du site n’est pratiquement pas pris en compte. Le problème avec cet étalement urbain, c’est le manque de prise en compte du potentiel. Le projet de ce quartier est-il de loger des gens dans un paradis perdu qui s’appellerait Les Chlorophylles ? La situation exceptionnelle du site devrait nous inciter à réfléchir l’aménagement en terme de projet de ville, de vie. Le ruisseau de Plombières, les terres fertiles sont des atouts majeurs du site qu’il faudrait préserver, valoriser.

Quelle belle opportunité pour un quartier que de miser sur son environnement naturel pour être traversé. Que serait un éco-quartier qui ne prendrait pas en compte la présence de son environnement naturel immédiat ?

Il faut faire attention à ne pas rater ce qui pourrait faire de Marseille une ville pionnière. C’est un îlot unique, en plein dans les quartiers Nord, à deux pas de la Busserine et du Merlan… un chantier d’expérimentation incroyable.

Un lieu où une ville nouvelle peut s’inventer, qui permettrait de concilier densité urbaine, production locale. Ce pourrait être la ville de demain, ce serait dommage de construire la ville d’hier.

 


L'écoquartier "Les Chlorophylles" remplace peu à peu la friche de la Mirabilis.

 

 

ENTRETIEN

 

As-tu le sentiment de faire partie d’un mouvement qui, à Marseille, fait entrer l’écologie dans la culture ?

Ce qui est sûr, c’est qu’on n’est pas les seuls à s’intéresser à tout ça. Le plus novateur pour moi, c’est que ces nouvelles questions de notre inscription dans la nature, de notre rapport aux plantes, à l’animalité, bougent les frontières de la pratique artistique. Ces questions d’écologie, liées aux questions de la fabrication de la ville, suscitent de nouvelles formes artistiques. Je considère le jardin d’Adam (à la cité de la Busserine) comme faisant partie de ce cheminement. C’est une œuvre qui s’inscrit dans un processus collectif, dans un rapport à la ville. Quelque chose qui peut bouger les lignes.

Je suis sensible à cette idée d’ «artérialisation du monde» – le monde comme ready-made. J’aime observer la nature pour ce qu’elle est, sans utilitarisme mais j’aime aussi regarder le potentiel qu'elle m’offre pour créer des alternatives.

"J'aime cette idée
du monde comme ready-made."

Je suis influencée par plein de choses : le travail de Penone, l’arte povera, des artistes d’art brut, et par l’interpénétration de l’utilitaire et du religieux dans les arts dit « premiers » mais aussi par d’autre choses, qui a priori, ne relèvent pas de l’art - quoi que.

Karl von Frisch et son livre l’architecture animale ou le livre de Francis Hallé Eloge de la plante. Et plus jeune, par un livre extraordinaire qui s’appelait Les arts et métiers chez les animaux de Henri Coupin.

Dans un autre domaine, je suis dans un perpétuel émerveillement devant l’inventivité des cuisines – les variations infinies que nous avons inventées dans la façon d’accommoder les aliments. Dans cette culture de peu, cette culture discrète, je vois l’extrême raffinement de l’humanité. C’est souvent dans les petites choses que l’humanité est merveilleuse.

 

 

Comment ces idées ont-elles germé dans ta vie ?

J’ai grandi dans une cité de Vitry-sur-Seine. Vitry est la première banlieue à avoir eu un musée d’art contemporain, le Mac Val, et avant ça il y avait des théâtres, un cinéma… Ma culture a été forgée, en partie, par les activités proposées par une municipalité communiste de la fin des années 1970.

A coté de chez moi, il y avait tout un tas de jardins ouvriers, avec leurs cabanes et leurs potagers. Je passais devant tous les jours, je ne connaissais personne qui en avait un, mais j’étais assez fascinée par ce qui se passait là-dedans.

"Dans la petite culture,
cette culture du peu,
je vois l’extrême raffinement
de l’humanité."

Une autre chose m’a marquée dans mon rapport au monde. A Vitry, il y avait un incroyable mélange culturel, j’ai eu accès à des représentations du monde très différentes, ainsi j’ai découvert le vaudou, Verser un peu de cette boisson à la terre, donner à manger à un arbre parce qu’il incarne telle ou telle divinité, manifestait un respect des choses qui me semblait juste. Comme si chacun de nos gestes avait une conséquence. Dans cette pensée-là, l’homme n’est ni le centre, ni le plus fort.

A partir de là, j’ai travaillé sur les liens, les nœuds dans le vaudou. C’est une croyance très ancrée dans le quotidien, dans la terre. Au début de mon travail artistique, je me suis intéressée à ce qu’on appelle les « objets transitionnels » – des objets qui font lien, qui révèlent des cycles, des boucles.

 


Buffet au Jardin d'Adam

 

Mon travail est très rarement solitaire. D’abord, parce que Safi que est un collectif, dont Stéphane Brisset et moi assurons la direction artistique. Et puis dans la plupart des projets que l’on mène, nous travaillons très souvent avec les habitants d’un quartier. J’aime être à l’intérieur d’un processus qui me dépasse, dans un espace de liens qui est aussi un espace où l’on ne maîtrise pas tout.

"Réinterroger nos créations
au cours d’un processus collectif,
c’est remettre la vie
au cœur du projet."

De ma formation à l’école Boulle, je garde une fascination pour les beaux gestes, les savoir-faire. Une chose que je partage avec Stéphane. Nous passons beaucoup de temps à apprendre à maîtriser ces gestes, et la tentation de la perfection peut parfois être enfermante. Réinterroger nos créations au cours d’un processus collectif, c’est remettre la vie au cœur du projet. C’est une démarche très différente de celle de l’artiste seul dans son atelier. Là, tu es face à de l’inconnu, du hasard, des contraintes créatrices. J’aime produire des choses qui nous permettent d’avancer à plusieurs.

 

Le thème de la botanique a-t-il émergé au moment de votre arrivée à Marseille ?

Quand on a débarqué de Paris, ç’a été un choc avec la ville. C’est ici que nous sommes sortis de l’atelier. Sortir de l’atelier, ça déplace tout – toi, le spectateur, les objets, ta pratique. La ville nous a tellement attrapés, fascinés, qu’on voulait l’observer tout le temps, ne rien en rater. Cette friction entre l’urbain et le végétal, cette espèce de paradoxe de la disparition permanente d’une mémoire affleurante. Marseille est à la fois très conservatrice dans ses usages et ses pratiques, et en même temps très prompte au recouvrement pour bâtir de nouvelles histoires. Souvent, elle place son sens de la conservation dans des choses de peu, dans le vernaculaire.

"Marseille nous a tellement attrapés,
dans ses frictions entre
l’urbain et le végétal,
qu’on voulait l’observer tout le temps, pour ne rien en rater."

On s’est mis à travailler sur des projets expérimentaux, comme construire un habitat en ville, avec des éléments glanés sur place, sans électricité, ni véhicule. Nous avions 5 jours, et un petit sac à dos avec des outils, ce  qui a ensuite débouché sur un projet collectif, à la Cayolle, pour l’ Art des Lieux, avec des gens qui avaient vécu au camp du grand Arénas.

En 2001, nous avons rencontré l’équipe de l’association Arènes, qui préparait le premier festival de l’Art des lieux. Lors des 2 années qui ont suivi, nous avons participé à ce festival, qui a eu lieu successivement à la Mirabilis, à la Rose, et à la Cayolle. Ce festival a été pour Safi un moment fondateur.

 

 

Quel est le processus qui a débouché sur votre carte de promenade dans la friche de la Mirabilis ?

On a commencé à travailler avec le théâtre du Merlan autour de la scénographie de la réouverture du théâtre, en 2007. Safi est à l’origine un collectif de plasticiens scénographes. Nous mettons en volume une histoire.

En réponse à la demande de scénographie du Merlan, on a réalisé de grandes tresses en saule, faites de branches ligaturées selon la technique des nœuds de greffe, et on y a installé des points lumineux en plastique thermoformé, en forme de graines, à partir de sacs plastiques qu’on a récupérés dans le quartier.

 

 

Ce qui était incroyable, c’est le nombre de gens du quartier qui nous ont dit : « Mais je connais ces nœuds, ce sont des nœuds de greffe ». Il y avait ici beaucoup de gens qui venaient du Maghreb rural ; on s’est dit, il y a dans ce quartier un lien fort entre le végétal et la mémoire des gens, encore fraîche et présente.

Ensuite, le centre social de l’Agora et le théâtre du Merlan nous ont sollicités pour la création d’un jardin, sur l’emplacement d’un ancien gymnase qui avait brûlé lors des émeutes de 2005. À partir de cette envie de jardin un peu décoratif, on a travaillé avec les habitants sur tout ce que pouvait impliquer un jardin en termes d’engagement personnel. Un jardin, ce n’est pas un truc que tu achètes, c’est un truc qui te porte dans ton échange, à l’autre et avec ton environnement.

 

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Le jardin d'Adam, avant/après

 

De mon côté, j’ai un rapport atypique au jardin, je n’ai jamais eu particulièrement envie de planter. J’aime plutôt observer la nature qui se fait toute seule. Je suis très sensible à cette beauté et cette variété incroyable des graines – tous ces dispositifs, ces systèmes, qui explosent, ces mécanismes de la vie… J’aime m’immerger dans l’intérieur de ces petites choses.

Mettre des plantes dans l’enclos d’un jardin, ça n’a de sens, pour moi, que si j’inclus ce geste dans une histoire plus large, en résonance avec ce qui l’entoure. Cela dit, le jardin d’Adam reste pour moi assez magique. Il a suffit de casser le sol en béton de cet ancien gymnase abandonné, pour voir apparaître tant de richesses, des plantes étonnantes mais aussi des possibles, Il y a tellement d’histoires à faire sortir ! Des choses inattendues germent… La carte botanique de la friche de la Mirabilis, elle aussi est sortie de ce jardin. 

 

Propos recueillis par Wildproject, octobre 2010






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